On a tous un endroit qui fait battre notre coeur !

ça y est, la voiture est arrêtée. Nous descendons. Je ferme les yeus et m'imprègne de cette odeur si unique. Le vent ébouriffe mes cheveux. Nous voilà partis à l'hôtel. Je dévore des yeux la moindre mouette posée à terre. Enfin nous sommes installés. Maintenant le journée m'appartient. Comme d'haitude, je pars la première. Mon coeur bat très fort.Me voilà partie explorer les premiers souvenirs sur le port. Je roule ma cigarette et constate avec stupeur que les vieux pavés glissants n'existent plus. Fini aussi les vieux bateaux de pêche.
Je m'assois pour observer cette métamorphose. J'entends une voix. Je m'étais assise sur la veste d'un vieil homme. Il m'avait regardé. Il me confia qu'il n'avait plus aucune envie de rester en vie car la seule qui lui estait est partie en fumée avec son bateau. Je lui ai demandé de me raconter quelques annecdotes de sa jeunesse passée ici. Je repars sur ces mots " nous serons au moins deux à mourir avec le même espoir. Aurevoir Papi "
Ma ballade reprend. Comme à mon habitude, je marche les yeux rêveurs, la tête penchée, un sourir aux lèvres. Parfois les passant me regardent et rigolents. Est-ce de moi ? Aucune importance! Je me sens bien. Les toilettes publiques sont toujours là, et toujours aussi sales. Je continu mon trajet. J'apperçoit au loin la navette. Les souvenirs reviennent. Je sens encore les vagues et les jambes tremblantes à l'arrivée. Cette fois, je ne la prendrais pas. Je vois les premiers clients arrivés dans les restaurants. J'ai n'ai pas faim, je dévore des yeux tout ce que je retrouve. Je fume une deuxième cigarette puis décide d'aller au phare. Sur le bord du pont, des pêcheurs.Certains chanceux d'autres non. Un groupe de jeunes garçon est à vélos. Ils sont turbulants et inconscients mais ils me font rire. Je m'assois. Le vent souffle fort . J'ai du mal à allumer ma cigarette. La vue n'a pas changée. C'est magnifique. J'observe attentivement un couple de personnes âgées. Je leur sourris. Ils s'assoient. Ils sont beaux tous les deux. Ils sont encore amoureux c'est certain! Je reprends mon petit bonhomme de chemin. Les jeunes sont partis. Ca y est je suis sur la plage. J'enlève mes chaussettes, mes chaussures. Le sable est brûlant. Je m'approche de l'eau. Mes pieds sont mouillés. C'est tellement bien! Je me rends compte que je n'ai pas de serviette. Je pense à toutes mes vacances ici. Je me rappel les étoiles, les méduses, les châteaux de sable, mon maillot de bain orange, ma super copine Océane,... Je commence à avoir mal. Je remonte au sec. J'enfouis mes pieds dans le sable. Je m'assoupi.[...] Mon ventre gargouille, je me réveille. Je vais sur le remblai. Le sables colle aux pieds. J'en enlève le maximum sinon ça va gratter. Je remets chaussettes, chaussures. Je traverse la route. J'achète un sandwich puis reviens m'assoir. Le bord du remblai parait l'endroit idéal. Je m'assois en tailleur. Des enfants jouents sur la plage avec les cerfs volants. Le vent emmêle les ficelles. Un petit garçon pleur. Plus loin un groupe d'adolescent rigole, chante, bois en rond. L'un d'eux joue de la guitare. Je tente de l'écouter. Je décide d'aller voir si les boutiques sont encore les mêmes ou non. J'en reconnais quelques unes. Il est l'heure, me m'arrête sur une terasse Je commande. Je sors de quoi écrire et commence à griffoner. J'ai la tête ailleurs, dans mes pensées. Je sors mon mp3. Ma musique me transporte. Un jeune homme vient s'assoir. Je ne lui réponds pas et comprend qu'il n'est pas le bienvenu. Ses copains rigolent. J'attends le serveur et lui donne l'argent. Je pars en direction du marché couver. Le haut est toujours sans vie. Le bas grouille de personnes. Je me faufile entre les stands, les gens. Le marchand de gâche est toujours là. Les fruits et les légumes sont beaux. Les crabes sont l'attraction des plus jeunes. Je sors. Le même sdf est au même endrit que les années précédentes. Ses habits ont changés. Ma curiosité m'ammène voir quelques boutiques puis je rebrousse chemin vers les maisons. Je ralentis devans la notre. La porte est ouverte. Je regarde. La cloison du milieu est démolie. Je suis choquée. Je tourne les talons. Je pleurs à chaudes larmes. Me voici en face de l'autre maison. Elle est abandonnée. Je pleurs de plus en plus. Je ne sais de quel côté aller. Je me sens perdue. Je suis perdue. J'ai froid. Mes joues sont mouillées. Je n'arrive pas à m'arrêter. Mon coeur a mal. Je rentre à l'hôtel. Un homme m'arrête. Je lui marche sur le pied et continue mon chemin. Je suffoque. Me voilà dans la chambre. Je suis seule. Je tombe sur un lit à cause du poids des souvenirs. Je m'écroule. Je cris, je mords les oreillers. Je n'en peux plus.[...] Je me réveille. Ils sont là. Je vais me passer un coup d'eau, accroche mon plus grand sourir et nous sortons manger. Je n'ai pas pleuré devant eux pendant la soirée. Je suis fatiguée. J'espère aller mieux demain.[...]

# Posté le lundi 08 juin 2009 16:07

Modifié le vendredi 12 juin 2009 16:31

" ON EST PAS ALCOOLIQUES, ON EST MELONNEURS"

" ON EST PAS ALCOOLIQUES, ON EST MELONNEURS"



VIEILLE SINGE, MERCI DE M'AVOIR FAIT PARTAGE TON ETE !!



# Posté le mardi 02 septembre 2008 14:17

Modifié le dimanche 25 janvier 2009 12:11

Excusez moi !


Donnez moi votre confiance
parlez moi de vos problèmes, vos bonheurs etc...
je vous assure,
c'est le meilleur moyen de me rendre heureuse !



# Posté le samedi 03 mai 2008 09:10

Modifié le mardi 23 septembre 2008 16:14

" On s'est prononcé pour la guillotine, mais on n'a rien dit contre le sécateur....."

Un homme avec le coeur sur la main !



Tiens bon !!!! T'as pas le droit de me laisser comme ça, je ne supporterai pas un troisième départ, non, pas maintenant ! Ne me laisse pas !! Notre amitié ne peut pas en rester là! on a encore tellement de choses à partager !



Je serai toujours là pour toi.



Je t'aime fort.



Bidouflette


" On s'est prononcé pour la guillotine, mais on n'a rien dit contre le sécateur....."

# Posté le lundi 18 février 2008 15:47

Modifié le mardi 24 février 2009 07:59

...la confiance...

...la confiance...


Quelque chose de si dûr à donner...


... mais si facile à briser !




# Posté le lundi 18 février 2008 14:45

Modifié le jeudi 01 mai 2008 08:37